Invités :
Mme Mireille BARRAS, Trajets
Mme Noëlle FAVRE, Centre Espoir
Mme Judith SAULNIER, Appartement de jour
M. Nicolas LANCE, CIP
M. Alain RIESEN, Arcade 84
TRAJETS
La réinsertion est l’avenir des personnes handicapées. Elle ne peut exister en dehors de la personne. Pour certains, il faut des activités créatrices, pour d’autres, des emplois-contact d’utilité sociale. Il y a, hélas, une manque d’employeurs potentiels.
Trajets utilise le "projet de réalisation personnelle" (PRP) pour soutenir la personne et l’aider selon ses compétences. La personne est principale partenaire, elle décide ce qu’elle veut et Trajets offre des programmes adaptés:
- Le programme d'accueil-orientation, qui fait aussi le lien avec les autres institutions.
- Le programme socio-professionnel : Trajets a une dizaine d’entreprises sociales où les personnes handicapées ont la possibilité de démarrer tranquillement (ex. restauration). Le rythme de travail est adapté à la personne (avec par ex. la possibilité de travailler de 2 à 3h par jour), les activités sont diversifiées. On met l'accent sur la reconnaissance de la personne, la possibilité d’avancer, mais sans pression !
- Le programme de formation offre la possibilité de faire un CFC, des stages de perfectionnement, être formé dans des entreprises ouvertes sur l’extérieur
- Le programme résidentiel : les professionnels des résidences qui sont des gens du métier accompagnent les personnes dans le cadre de leur travail, aident ceux en appartement à trouver des contacts, coordonnent les projets des personnes et interviennent en case de problèmes
- Le programme socio-communautaire offre des lieux d’accueil et de rencontre, un service loisirs-tourisme (pour des projets individuels ou collectifs), et des ateliers qui développent les compétences au niveau créatif et culturelL'intégration sociale reste difficile pour des personnes souffrant de troubles psychiques. Une campagne romande d’information et de sensibilisation est prévue. Il faut développer des stages de perfectionnement pour que les employeurs puissent voir les capacités des personnes et soient prêtes à les engager. La personne est au centre, Trajets est là pour lui donner les moyens.Le texte intégral de la présentation de Mme Barras est disponible sur notre site web.
ARCADE 84
Le but du travail de l'Arcade est de soutenir pendant une période une personne dans son processus d’amélioration de santé au travers d’une activité. Les personnes souffrant d'un handicap psychique qui sont en retrait social et isolées ont besoin d’avoir une possibilité de choix et de diversité de travail.
Arcade offre deux structures :
1. L'ergothérapie = complément du travail thérapeutique et médical. Les objectifs thérapeutiques sont fixés avec la personne. Cela peut être un projet d’activités permettant une réinsertion ou seulement un espace d’activités pour son propre développement. La continuité des soins et de l’activité est une notion importante. L'ergothérapie comprend un atelier bois, des ateliers de création peinture, céramique, photographie, et l'écriture.
2. Une structure sociale avec des prestations de type social pour répondre aux problèmes d’isolement: Cela comprend un centre de jour où les personnes peuvent venir librement (pour manger, boire un verre), la « Crèmerie du Petit Bois » où ils peuvent confectionner un plat du jour ou le manger comme client. L’activité doit être porteuse de sens, et il doit y avoir une interaction concrète entre la société et ces personnes. (ex. sets de table créés à partir de l’atelier écriture).
Le Centre d'intégration professionnelle (CIP)
Le CIP a été ouvert en 1952 pour le handicap physique; l'acceptation d’handicapés psychiques est venu plus tard. Leur but est d'amener les gens au travail, leur faire une place à l’intérieur d’une équipe. Pour entrer au CIP, il faut être à l’AI.
Après une période d’évaluation, il y a un stage en atelier, puis un bilan qui décide soit la sortie du centre vers un lieu mieux adapté, soit un contrat de travail signé entre l’employeur et l’employé. Le CIP offre la possibilité de formation interne pour apprendre de nouveaux gestes = valorisation de la personne. Mais le CIP n’est pas un lieu de l’occupationnel ; il y a une exigence de production. Des bilans sont faits régulièrement pour voir si la personne peut rejoindre la vie économique. Si la personne réussit un stage externe elle travaillera au dehors tout en restant sous contrat du CIP pendant un certain temps, puis sera engagée par l’entreprise extérieur.
Le CIP requiert trois compétences : la ponctualité, la régularité et l'intégration en équipe.
CENTRE ESPOIR
Le Centre est en même temps un foyer d’hébergement et de réinsertion sociale, un lieu de vie et de travail.
Dans la vie du foyer, il y a la possibilité d’intégration dans les services de cuisine, de lingerie, de maintenance.
La moitié des pensionnaires travaillent dans les ateliers du Centre. Il n'y a pas d’exigence de production; les pensionnaires travaillent entre 3 et 35h par semaine, et sont payées entre Fr. 2,30 et Fr. 5,50 /h. A la base du contrat sont l'assiduité, la régularité, le développement d’habilités.
Le Centre offre des ateliers de cannage, poterie, bois, informatique, jardin, atelier polyvalent. Un petit journal est publié 6 fois par an, et il y a une petite boutique pour vendre les produits, marché de Noël à la Fusterie. Le travail dans les ateliers de cannage et de bois permettent des contacts avec les clients.
Le Centre essaie d’autonomiser les gens au maximum.
APPARTEMENT DE JOUR
On peut y aller sans AI avec un certificat médical stipulant qu’on ne peut pas travailler pendant au moins deux ans. L'appartement existe depuis 20 ans pour de jeunes adultes entre 18 et 30 ans. La durée de participation est indéterminée. C'est un centre non médicalisé. Les deux axes principaux sont le groupe (préparation de repas, jeux, écoute de musique ordinateur), et l’accompagnement individuel (recherche de stages, d’appartement. |