TROUBLES PSYCHIQUES

7e JOURNEE FRANCOPHONE DE LA SCHIZOPHRENIE 2010

Les Journées francophones de la Schizophrénie ont lieu tous les ans en Suisse romande, et aussi en France, en Belgique, au Canada et en Afrique francophone. Le but est de faire connaître la schizophrénie au grand public, afin d'éviter la stigmatisation et de promouvoir un meilleur environnement pour les personnes concernées et leurs familles.

Comptes rendus des Journées francophones à Genève en 2009; 2008 ; 2007; 2006; 2005; 2004

PROGRAMME 2010

Samedi 20 mars à la Place du Molard

  • Deux tentes pour accueillir le public
  • Information sur la maladie psychique et la schizophrénie
  • Documentation
  • Participation de soignants des HUG
  • Questionnaire avec récompense
  • Jeudi 25 mars à la Maison des Associations

    Théatre-forum "Papier, caillou, schizo" par la compagnie

    Compte rendu:

    "Papier, caillou, schizo" était le titre d'une pièce de théâtre interactif créée spécialement par la troupe de théâtre "Caméléon" pour notre association. Elle a été produite pour la première fois lors des Journées francophones de la schizophrénie 2010, et pourrait être jouée à d'autres occasions.

    Le but du " théâtre interactif " est de faire réfléchir et participer le public sur un thème particulier. Souvent, c'est en exagérant, voir en caricaturant des situations, que la troupe réussit à faire réagir le public. Ce qui se passe sur scène soulève des protestations : " Dans la réalité, cela ne se passe pas comme ça/ne devrait pas se passer comme cela! " De là, il n'y a qu'un pas à ce qu'on fasse tenir le rôle d'un personnage par la personne qui n'est pas d'accord avec l'interprétation proposée par l'acteur et se sent prête à montrer comment cela devrait se passer réellement. Tout cela dans un but de sensibilisation, de prise de conscience des problèmes et de déstigmatisation. De plus, le résultat dépend du public et n'est donc jamais tout à fait pareil.

    "Papier, caillou, schizo" traite des aspects centraux de la vie des personnes atteintes de troubles psychiques et de leur famille (voir synopsis ci-dessous). La troupe a tout d'abord dû s'informer sur ce sujet qu'ils n'avaient pas encore abordé. Les acteurs se sont très bien documentés auprès de notre association et de nombreux soignants pour monter ce spectacle.

    Cette soirée a été grandement appréciée par une centaine de personnes qui se trouvaient réunies à la Maison des Associations à Genève pour découvrir le spectacle. Beaucoup de soignants nous avaient rejoints et ont tous été enchantés. Nous nous sommes tous retrouvés ensuite autour d'un excellent buffet, préparé par deux de nos membres, anciens restaurateurs, et les discussions se sont poursuivies jusque fort tard.

    Maintenant qu'elle est prête, la pièce peut être rejouée auprès de tous ceux qui le désireraient. La troupe siège à Romainmôtier, mais les acteurs se déplacent dans tout le monde francophone. Le spectacle sera joué prochainement à Neuchâtel le 27 mai, dans le cadre de la Coraasp (Coordination romande des associations d'action en santé psychique) et à Martigny pour la Journée Mondiale de la santé mentale le 10 octobre.

    SYNOPSIS
    Ce spectacle raconte l'histoire de Bénédicte, étudiante en lettres de 20 ans. Elle vit seule avec sa mère, Jacqueline, 42 ans. Le père de Bénédicte est décédé il y a 4 ans. Dans la première scène, on retrouve les protagonistes dans leur quotidien, et l'on découvre les prémices de la maladie. La deuxième scène se passe en milieu hospitalier. On fait la connaissance du psychiatre, M. Albert Grivois, ainsi que de Patricia, infirmière en psychiatrie. L'action révèle les difficultés de communication entre le personnel soignant, les malades et les proches. Cette scène illustre la difficulté à poser et comprendre un diagnostic. Retour à la maison pour la troisième scène. Où l'on découvre la stigmatisation de la société par rapport à la maladie mentale, et la difficulté pour l'entourage de mener une vie sociale.

    Scène 1 :
    Bénédicte - Jacqueline
    On perçoit les premiers signes de la maladie mais personne ne s'en rend compte.
    Bénédicte entend des voix. Se renferme sur elle-même. Sa mère lui reproche de ne pas se prendre en main pour les examens.

    Scène 2 :
    Patricia (infirmière), Dr. Grivois (psychiatre), Jacqueline, Bénédicte
    1 année plus tard, après une première bouffée délirante. Transmission à la hâte du dossier de Bénédicte entre Patricia et le Dr. Grivois. Jacqueline veut des solutions et un diagnostic.
    Le Dr. Grivois utilise la langue de bois. Bénédicte veut juste sortir de l'établissement.

    Scène 3 :
    Jacqueline, Bénédicte, Paul (prétendant de Jacqueline)
    2 mois plus tard. A la maison. La mère tente de se trouver un compagnon, c'est leur première rencontre. Paul ne comprend pas ce qui se passe et aligne les maladresses et les clichés. De crainte de ne pouvoir gérer la situation, Jacqueline préfère congédier Paul.

    Fin de l'histoire, 2 mois plus tard, Bénédicte ne s'est pas rendue à sa séance d'Art-Thérapie, on est sans nouvelles d'elle, Jacqueline craque.

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