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M.
Favrod nous a parlé des différents modèles/concepts
de rétablissement (recovery). Selon lui, même après
le rétablissement, la personne qui a été atteinte
de schizophrénie n’est plus ce qu’elle a été
avant. Sa façon d’être a changé. C’est
l’après. Souvent la personne rétablie pense
à sa maladie comme ayant eu un effet positif sur son développement.
On peut se sentir rétabli tout en ayant encore des symptômes.
Un
modèle de rétablissement auquel le patient peut s’identifier
est celui du « rétablissement psychologique ».
Ce modèle n’est lié à aucune théorie
causale de la schizophrénie.

Les
étapes du rétablissement sont:
Les ingrédients essentiels au rétablissement sont:
- Avoir l’espoir
- Redéfinir son identité (ce qui est moi, ce qui est
la maladie)
- Trouver un sens à la vie
- Gérer soi-même sa santé.
Entre
les difficultés qui empêchent le patient de sortir
de l’étape moratoire (le déni, la confusion
le désespoir), J. Favrod mentionne les premières hospitalisations
parfois traumatisantes.
Entre
les alternatifs aux hospitalisations traumatisantes, il mentionne
le suivi intensif dans le milieu (Equipe mobile à Genève),
les soins intensifs durant la phase aigüe de la maladie, trouver
des alternatifs à la contention, et la lutte contre les effets
secondaires négatifs des médicaments…
L’effet
néfaste de l’image de la schizophrénie véhiculée
dans les média n’en est pas non plus pour rien dans
l’incapacité du patient de progresser. Il faut savoir
que les symptômes psychotiques comme les « voix »,
provoqués par une combinaison de stress et de vulnérabilité,
ne sont pas différents des phénomènes normaux
d’une façon qualitative mais plutôt quantitative
(fréquence, intensité). Or, les médicaments
agissent sur la vulnérabilité ; les psychothérapies
sur le stress.

Le patient en déni dirait « Je ne suis pas psychotique
». Un patient qui a intégré sa maladie dira
« J’ai une psychose » (et non « Je suis
psychotique »).
M. Favrod nous résume ensuite le type de programme psycho-éducatif
qu’il pratique et qui aide les personnes atteintes de schizophrénie
à acquérir des compétences.
Les
étapes de la thérapie psycho-éducative sont:
Ces
programmes visent entre autres à remédier aux déficits
cognitifs, à entraîner les habiletés sociales,
et à permettre au patient de s’insérer dans
un emploi soutenu (50% plus de réussite que lors de placements
traditionnels en réinsertion !).
Ce
type de programme d’emploi soutenu se pratique à Lausanne
et à Bâle. Des patrons d’entreprise intéressés
par la réinsertion passent une semaine de formation au Foyer
de la Borde à Lausanne. Ils laissent alors leurs cartes de
visite et M. Favrod peut ensuite les recontacter. Concrètement
le soignant/éducateur demande au patient ce qu’il aimerait
faire. Une fois le souhait défini, le patient suit un pré-entraînement
au travail. Le responsable prend contact avec des employeurs potentiels
faisant parti de sa « filière ». Après
placement, le patient continue d’être soutenu dans le
cadre du programme.
Des
documents et des articles intéressants sur le rétablissement
se trouvent sur le site web de M. Favrod : http://homepage.hispeed.ch/Jerome_Favrod/index.html#MCT
Sur
cette page, voir sous « Rétablissement »
La version française d’un document important, “The
stage of recovery instrument (STORI)” peut-être obtenue
sur le site http://www.uow.edu.au/health/iimh/stori/index.html
Voir
aussi cet article intéressant de M. Favrod sur le rétablissement
: http://homepage.hispeed.ch/Jerome_Favrod/retablir.pdf
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