Mmes
Laidevant et Trieu ont présenté le contexte, les missions,
le rôle et les actions de la Commission. La CCI est une commission
indépendante composée de 11 membres représentant
les établissements d’hébergement, l’accompagnement
à domicile, les personnes en situation de handicap et le
réseau associatif. Financée par l’OFAS, sa mission
est sociale, pas médicale.
Elle constitue
un guichet unique auprès duquel toute demande relative à
l’accompagnement à domicile et à l’accueil
en établissement des personnes vivant en situation de handicap,
doit être adressée. Le but est de leur garantir l’accès
à des prestations répondant adéquatement à
leurs besoins.
La CCI
· Recueille,
centralise, organise, oriente, traite et répond aux demandes
d’indication
· Indique, après examen complet de la situation, la
solution de prise en charge la plus adaptée aux besoins de
la personne
· Rassemble et met à jour les données concernant
les places disponibles et/ou les listes d’attente de places
au sein des établissements accueillant ces personnes
La CCI n’a
pas de contact direct avec les demandeurs ; elle communique avec
eux (ou leurs représentants) par courrier.
La CCI a été
crée pour les personnes vivant diverses situations de handicap
; en 2008, 57% des demandes d’indication concernaient des
personnes avec un handicap psychique.
La
formule de demande d’indication de la CCI se trouve sur leur
site au http://www.ge.ch/handicap/doc/indication/formul_indication.pdf
. [A noter que la demande doit porter la signature de la personne
concernée ou de son représentant légal.]
Discussion
Les proches
ont posé de nombreuses questions aux deux conférencières.
Voici un résumé des différents thèmes
touchés:
Hébergement
Les membres de la CCI se réunissent deux fois par mois pour
examiner les demandes d’accompagnement ou d’hébergement,
et pour visiter et évaluer les établissements.
Après
que la CCI ait indiqué une institution, c’est à
la personne demandeuse de la contacter. Mais si elle ne s’est
pas manifestée après quelques mois, la CCI demande
à l’institution de la contacter.
La CCI collabore
avec 18 institutions avec 727 places en résidentiel [dont
220 pour des personnes vivants avec un handicap psychique]. Concernant
les places disponibles et/ou les listes d’attente [et ainsi,
du manque de places éventuelle – voir « politique
cantonale » ci-dessous], la CCI peut mettre la pression sur
les autorités pour créer des places supplémentaires.
Qualité
des établissements
Toutes les institutions sont autorisées ; elles sont évaluées
par la CCI et inspectées par le Département de l’Action
sociale (DAS). La CCI met l’accent sur l’autonomie,
afin que chaque résident en ait le plus possible. Mesurer
le niveau d’autonomie des personnes placées en institution
fait partie du suivi effectué par la CCI. Elle se rend bien
compte du « caractère » différent des
divers établissements : « On finit par bien les connaître
».
Personnes
réticentes à vivre en institution
Comme les résidents n’ont pas tous choisi de vivre
dans une institution, la politique de la CCI est de ne pas imposer
ce choix. « Si vous l’imposez, vous n’arriverez
à rien. » Néanmoins, si la personne n’est
pas capable de discernement, est en danger pour elle-même…,
son tuteur peut l’obliger à vivre en institution.
Enquête
sur les besoins d’hébergement
Soucieux que le nombre de places en institution soit augmenté,
Le Relais a envoyé un questionnaire à ses membres
pour recenser les besoins d’hébergement de leurs proches
malades. Les résultats de l’enquête sont publiés
dans notre bulletin de décembre. Ce questionnaire, ainsi
que les réponses d’une centaine de personne a été
ensuite envoyé à M. Longchamp (Conseiller d'Etat,
Département Solidarité et Emploi) et au Pr Arnaud
Perrier, président de la CCI. Un groupe de travail sur l’hébergement
qui se penchera en particulier les besoins des personnes en situation
précaire (sans AI, sans suivi médical, vivant à
l’hôtel…), est en formation ; Relais y participera.
La CCI ne place pas en hôtel, mais prend en compte des demandes
d’accompagnement pour ces personnes-là. Il s’agit
surtout de personnes qui n’ont pas envie d’être
hébergées dans une résidence ; elles souffrent
souvent de handicaps mixtes lourds. Grâce à la création
de la CCI et au fait de réunir tout le monde autour de la
table, « cela marche mieux ». Les hôtels concernés
ne se trouvent pas tous au Pâquis !
Hormis les personnes vivant en hôtel, il y a actuellement
une 30aine de personnes vivant soit avec leur famille, à
l’hôpital ou dans un autre canton qui sont recensées,
en attente d’hébergement.
Politique
cantonale
L’offre d’hébergement est inférieur à
la demande. Quelle est la politique cantonale face à ce problème
?
L’état est conscient du problème et favorise
actuellement l’ouverture de nouvelles places de divers types
en institution. 5 projets d’ouverture sont en route pour 2011,
y inclus une résidence avec 23 places pour des personnes
avec un sévère handicap psychique (Résidence
des Marronniers) ; 6 appartements en forme de co-locations dans
lesquelles les résidents seront suivis par une équipe
d’accompagnateurs socio-éducatifs pendant la journée
(4 heures) et la nuit ; et d’autres appartements de type protégé.
L’EPI inclut les anciennes structures de la FHP. Les foyers
des Pâquis et des Bains, qui avant faisaient partie du dispositif
des HUG font partie des EPI maintenant. La limite de 3 ans est maintenue,
mais personne n’est renvoyé si aucune autre place peut
être trouvée. L’ancien foyer du Velours a changé
de nom (Résidence du Canada) et a déménagé
à Vernier.
Accompagnement
Les programmes d’accompagnement dont s’occupe la CCI
se distinguent des prestations de la FSAD : les dernières
« font a la place de la personne » tandis que les premières
travaillent dans le sens d’un apprentissage à l’autonomie.
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